Roland Garros

Roland Garros, né le 6 octobre 1888 à Saint-Denis de la Réunion et mort le 5 octobre 1918 dans les Ardennes, était un pionnier de l'aviation.

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Il passa à la postérité pour avoir réussi, le 23 septembre 1913, la première traversée de la Méditerranée en 7 h 53 min. à bord de son Morane-Saulnier H, malgré un moteur qui subit deux pannes, au large de la Corse et au-dessus de la Sardaigne. Il lui restait 5 litres d'essence quand il se posa à Bizerte.

Il avait auparavant remporté trois records d'altitude, fait aux États-Unis, au Mexique et à Cuba une tournée d'exhibition de plus de six mois, volé en Espagne, en Italie, en Belgique, en Hollande, en Grande-Bretagne, en Tunisie, au Brésil où il fut l'un des initiateurs de l'aviation militaire de ce pays, en Argentine, et en Allemagne.

Le conflit de 1914-1918 le fit naturellement pilote de guerre : il remporta quatre victoires.

Dès novembre 1914, il fut le premier spécialiste à définir dans un rapport au G.Q.G. l’avion de chasse tel qu’il sera utilisé dans les décennies suivantes et participa à la mise au point du tout premier chasseur de l'histoire avec le tir de mitrailleuse à travers le champ de l'hélice, dispositif qui lui permit d'obtenir début avril 1915 trois victoires consécutives en quinze jours. Mais une panne le contraignit bientôt d’atterrir en territoire occupé et il fut fait prisonnier avant d'avoir pu détruire son avion ; son système fut aussitôt étudié et amélioré par Anthony Fokker qui en équipa le « Fokker E1 » avec lequel l’aviation allemande acquit dans les airs une suprématie absolue, jusqu’à la fin de 1915.

Il ne parvint à s'évader qu’au bout de trois ans, fut à cette occasion le co-fondateur de l’Union Nationale des Evadés de Guerre et reprit vite sa place dans l'escadrille « SPA26 » du fameux groupe des « Cigognes ». Mais il fut tué lors d'un combat aérien le 5 octobre 1918 à Saint-Morel dans les Ardennes, près de Vouziers où il est enterré.

Il avait adhéré au Stade Français en 1906 avec le parrainage de son condisciple d'HEC Émile Lesieur, et c’est ce dernier qui en 1927, devenu président de la prestigieuse association, exigea fermement que l’on donnât le nom de son ami Garros au stade de tennis parisien qu’il fallait construire pour accueillir les épreuves de la coupe Davis ramenée en France par les « Mousquetaires ».

Voir aussi

See also: Roland Garros, 1888, 1913, 1918, 23 septembre, 5 octobre, 6 octobre, Anthony Fokker, Ardennes, Aviation