Rondes et comptines
Une ronde est une chanson destinée à accompagner une farandole d'enfants, une comptine est une chanson ou une poésie traditionnelle enseignée aux enfants en bas âge. Chansons, les rondes et comptines constituent une approche enfantine au langage parlé.
Cette approche se traduit principalement par la créativité verbale et le goût des sons, des rimes et des mots « exotiques ». Les comptines sont généralement d'un burlesque innocent, bien que quelques exégètes aient voulu joindre leur signification aux événements de l'histoire européenne. (Le Roi, la Reine et le p'tit prince, Dansons la Capucine, etc.) Certaines explications des plus plausibles indiquent que quelques comptines ont pu être au départ une satire sociale ou politique contemporaine (Balottant d'la queue et grignottant des dents, La Carmagnole...)
Ces refrains populaires se retrouvent dans presque toutes les civilisations. Cependant quelques tribus indigènes considèrent la musique sacrée, de sorte que seuls des hommes plus âgés sont autorisés à chanter des chansons. On n'enseigne alors ces chants que pendant les rituels sacrés d'entrée dans l'âge adulte. Ces airs sont interdits aux femmes ou aux enfants, par conséquent ces cultures n'ont pas ce genre de comptines.
| Sommaire |
Rondes
Comptines
- Rôle
- Anthologie
Chansons à jeux
- Chansons pour accompagner les jeux de balle
- Exemples :
- « Marie-Madeleine
- va à la fontaine
- y lave ses mains
- les essuie les biens. »
- Exemples :
- Chansons accompagnants divers jeux de mains :
- (croisements de bras à deux)
- « Madmoiselle hirondelle
- artichaut
- Tourne le rideau ! »
- (croisements de bras à deux)
- Chatouillages :
- « Ri, ri quat' souris
- auront chacune une tartine de lait-boulli
- tout chaud, tout chaud. »
- Chatouillages :
autres ritournelles verbales
- Liste de ritournelles enfantines attestées au début du XXe siècle :
à partir de prénoms ou de noms historiques :
- « Caroline, tine, tine, trompette sans allumettes »
- « Napoléon tout rond flamique à z'oignons » (nord de la France)
Détournements
De grands compositeurs classiques ont parfois intégrés comptines et rengaines populaires dans certaines de leurs œuvres. Par exemple Modeste Moussorgski dans ses Tableaux d'une exposition et Gustav Mahler dans sa symphonie n°1, se sont appropriés Frère Jacques ; Igor Stravinsky adapta elle avait une jambe de bois dans Petrouchka.
À partir de chansons sonnant comme des comptines, on arrive à fabriquer des textes résolument pour adultes tels que :
- Dominique (...nique, nique) de Sœur Sourire laquelle ignorait sans doute que son refrain innocent était interprété de façon résolument lubrique par des générations de pré-adolescents.
- Les Sucettes, interprétée par France Gall (« Pour quelques pennies, Annie / A ses sucettes à l'anis... ») – À noter que, pour les besoins de la rime, Serge Gainsbourg, auteur de la chanson, n'a pas respecté le pluriel anglais de penny' qui est pence ;
d'autant plus cocasses que pour l'une d'entre elles, au moins, l'interprète ne se rendait pas compte du second degré.
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