Monarchisme
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Monarchisme
Le monarchisme est un système de gouvernement où le chef de l'État succède à son père ou à sa mère (système héréditaire) ou par décision de son prédécesseur (testament). Voire même par élection par ses pairs (notamment dans le Saint Empire romain germanique, en Pologne et en Suède).
Dans les monarchies européennes actuelles, les souverains ont souvent un rôle symbolique, d'identification ou parfois d'unification (Belgique).
Monarchisme français
C'est le système de gouvernement qui a duré le plus longtemps en France, depuis Clovis jusqu'à Napoléon III, avec une interruption révolutionnaire et républicaine de 1792 à 1804, puis de 1848 à 1852.
À la fin du XIXe siècle, suite à la mort en 1883 de Henri « V », « comte de Chambord », petit-fils de Charles X et dernier Bourbon de la branche aînée, les monarchistes se divisèrent en deux courants :
- une petite partie des légitimistes refusèrent de reconnaître comme prétendant légitime le prétendant orléaniste d'alors, Philippe « VII », « comte de Paris », petit-fils de Louis-Philippe Ier, et se déclarèrent en faveur de la nouvelle branche aînée des Bourbons, la branche dite des « Bourbons d'Espagne ». Depuis lors, ils reconnaissent l'aîné de ces derniers comme prétendant au trône de France. Il s'agit aujourd'hui de Louis « XX », « duc d'Anjou », dont le père était le cousin germain aîné de l'actuel roi Juan Carlos Ier d'Espagne.
- une grande partie des anciens légitimistes rejoignirent les rangs des orléanistes, partisans de 1830 à 1883 de la branche cadette d'Orléans, qui avait « usurpé » le trône en la personne de Louis-Philippe Ier, et reconnurent eux la « légitimité » dynastique de Philippe « VII ». Et aujourd'hui celle de l'aîné des descendants du frère ce dernier, Henri « VII », « comte de Paris » et « duc de France ».
Outre ces querelles dynastiques, les royalistes français se divisent sur la nature d'une très hypothétique monarchie. On retrouve parmi eux des partisans d'une démocratie couronnée, d'une monarchie autoritaire ou traditionnaliste, etc.
Autres variantes du monarchisme français
- les bonapartistes, partisans d'un rétablissement de l'Empire, en la personne de l'actuel chef de la famille Napoléon, le prince Charles Napoléon (né en 1950), descendant du roi Jérôme, frère cadet de Napoléon Ier.
- les naundorffistes ou « survivantistes », convaincus de la survie de Louis XVII, fils de Louis XVI, et non de sa mort au Temple en 1795, considèrent que les « preuves » de sa mort (dont les comparaisons d'ADN faites sur le cœur présenté comme celui de Louis XVII inhumé dans la basilique Saint-Denis le 8 juin 2004), demeurent douteuses.
- et enfin un groupe informel, non quantifiable, qui se veut « pragmatique », en estimant qu'une hypothétique abolition de la République n'impliquerait pas, 134 ans après la suppression de la dernière monarchie en France, le rétablissement automatique d'une famille sur le trône, selon des règles de dévolution qui sont sujettes à discussion : à l'heure où quatre monarchies européennes (Suède, Norvège, Belgique, Pays-Bas) ont introduit la transmission de stricte primogéniture, sans distinction de sexe, il n'est pas impossible que le peuple de France, toujours dans cette hypothèse de rétablissement d'une structure monarchique, ne préfèrerait pas se ranger à un tel mode de transmission du trône. Enfin, compte tenu de l'existence des querelles dynastiques insolubles nommées plus haut et de l'impossibilité de rétablir une monarchie de droit divin, le pragmatisme imposerait, préalablement au rétablissement hypothétique d'une monarchie en France, une procédure d'élection du premier « souverain », dont le mode n'est pas déterminé par ces « pragmatiques ».
