Saint Melaine

Saint Mélaine serait originaire de Brain (La Chapelle-de-Brain, anciennement Platz), près de Redon, où une église lui est dédiée. Il succède à saint Armand comme évêque de Rennes en 505. Il participe en 511 au concile d'Orléans, convoqué par Clovis. On situe sa mort vers 530.

Éléments historiques

Sans être le fondateur de l'évêché de Rennes, est considéré comme son premier grand représentant, alors qu'apparaissent les sept saints fondateurs de l'église bretonne : Brieuc (Saint-Brieuc), Tugdual (Tréguier), Samson (Dol), Cado (Vannes), Pol-Aurélien (Saint-Pol-de-Léon), Corentin (Quimper), Malo (Saint-Malo). Désigné par saint Amand comme successeur, il devient par la suite conseiller de Clovis et sa présence au concile d'Orléans en 511 est attestée. Il s'y fait l'avocat des cités de Bretagne occidentale qui, sans avoir été soumises aux Francs, avaient conclu des traités avec eux. Entre 509 et 521, il écrit conjointement avec les évêques de Tours et d'Angers à deux moines bretons, Catihernus et Louocatus, une lettre de remontrances sur la célébration de rites qui semblent propres aux chrétiens celtes.

Selon Salomon Reinach (d'après Procope et Grégoire de Tours), il aurait négocié avec saint Patern et Clovis pour établir en 497 un traité entre les Francs, les Gallo-Romains d'Armorique qu'il représentait et les Bretons. Les deux derniers peuples ne payaient pâs de tribut, mais reconnaissaient la suprématie des Francs. Selon Léon Fleuriot, la conversion de Clovis et de son peuple était la condition non écrite du traité ce qui leur aurait permis de recevoir en échange un appui décisif, car garanti par l'Église, dans la lutte contre les autres peuples germaniques


Sa vie est émaillée, comme celle de la plupart des saints, de faits extraordinaires qui attestent de son envergure de personnage civilisateur et politique. La date de son décès est aussi vague que celle de sa naissance, peut-être le 6 novembre 535 (ou bien 572).

Il aurait été d'origine aristocratique et aurait décidé de faire sa maison familiale un monastère.

Sa popularité est en grande partie liée aux miracles qui se seraient produits après sa mort, pendant que son corps était transporté en barque sur la Vilaine jusqu'à Rennes. Le plus spectaculaire d'entre eux est assez étonnant : il libère des voleurs enfermés dans une tour, dans laquelle une brèche se creuse au passage de la barque, pendant que les prisonniers voient leurs chaînes tomber.

Son nom semble venir du grec melanos (noir), mais on envisage parfois d'autres hypothèses : soit un dérivé du vieux breton mael (prince), soit l'adjectif breton melen (jaune).

Fête : le 6 janvier.

Liens externes

See also: Saint Melaine, 497, 505, 511, 530, 6 janvier, Clovis Ier, Grégoire de Tours, Léon Fleuriot, Orléans