Sassari
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| Sassari | |
|---|---|
| Pays | Image manquante Italy_flag_large.png Italie |
| Région | Sardaigne |
| Province | Province de Sassari (chef-lieu) |
| Code ISTAT | 090064 |
| Code postal | 07100 |
| Maire (sindaco) Mandat en cours | Gianfranco Ganau mai 2005-en cours |
| Longitude | 8° 33' Est |
| Latitude | 40° 44' Nord |
| Altitudes | moyenne : 225 m minimale : ? maximale : ? |
| Superficie | 54 500 ha = 545 km² |
| Population | 112 959 habitants (?) |
| Densité | 207 hab./km² |
Sassari (en sassarese et en italien : Sassari ; en sarde non parlé localement : Tathari ou Tattari) est une commune d’environ 129 000 habitants en 2004, la seconde ville de la Sardaigne. Elle est le chef-lieu d’une province éponyme du nord de la Sardaigne qui sera réorganisée en 2005 (la Gallura en sera détachée pour constituer la province d’Olbia-Tempio).
Elle possède aussi une université renommée, notamment pour le droit, et une histoire très ancienne avec des monuments et des trésors artistiques, notamment des églises. Son dialecte, très proche du corse parlé à Sartène, est très différent de la langue sarde.
La ville est aussi célèbre pour la procession religieuse qui se tient tous les ans le 14 août.
Histoire
Le nom de Sassari apparait pour la première fois dans un vieux registre du monastère de San Pietro di Silki, où est nommé, dans un acte de 1131, un certain Jordi de Sassaro. En 1135, on évoque pour la première fois, en langue sarde, l’église de Sancti Nicolai de Tathari. Sassari est donc une ville jeune mais son territoire et le musée Sanna offrent des témoignages de la présence humaine dès le néolithique : comme l’imposant ziggourat du mont d’Accodi, édifié vers 2400 avant J.-C, comme les 170 nouragues et les vestiges romains du IIe siècle.
Pendant la seconde moitié du XIIIe siècle, Sassari est une commune dirigée par un podestà, alliée d’abord avec Pise puis avec Gênes — ce qui expliquerait les particularités du dialecte local, considéré comme proche du toscan. Elle comptait plus 10 000 habitants. Les maisons construites à l’intérieur d’une enceinte fortifiée, alternaient avec des champs et des cours et étaient séparées par des ruelles étroites et tortueuses. Le long de l’axe nord-sud, s’étendait la Platha de Cothinas, c’est l’actuel cours Victor-Emmanuel. Dans sa partie centrale, là où se trouve aujourd’hui le Théâtre de la Ville, s’ouvrait la place de la Commune et l’Hôtel de Ville.
En 1294, la ville s’érigea en commune libre et promulga les Statuts de Sassari, qui organisaient la ville du point de vue juridique, politique et administratif. La domination aragonaise coïncida avec un siècle de révoltes, de charesties et d’épidémies qui dépeuplèrent la ville qui ne refleurit qu’avec la paix de 1420 et reconquit sa position dominante dans le nord de la Sardaigne. Le château Aragonais du XIVe siècle fut détruit à la fin du XIXe siècle. L’Albergo Cittadino (auberge citoyenne), le palais Communal ainsi que de belles demeures de l’ancienne Platha restent des témoins de cette époque. Le XVIe siècle voit une influence marquée d’une architecture italienne, surtout avec l’arrivée des Jésuites et en raison de l’influence des architectes militaires italiens qui ont construit les fortifications qui devaient protéger l’île des incursions des pirates. De cette période, date la naissance du Collège des études de Saint-Joseph qui en 1634 deviendra l’université de Sassari. La fontaine de Rosello, érigée en 1605-1606, en style tardif de la renaissance, devint le symbole de la ville et de son lien avec la terre.
Après la peste de 1652, on assiste à un nouveau développement des bâtiments, surtout religieux, et en particulier la cathédrale Saint-Nicolas. La domination piémontaise, aux alentours de 1718, se retrouvera, dans l’architecture urbaine, seulement cinquante ans après, comme dans le palais Ducal, où siège actuellement l’administration de la ville, ainsi que sur les façades des maisons bourgeoises. dans les années suivantes, sont construits le théâtre Verdi, le nouvel hôpital, la prison. Un système de places, organisé selon un axe longitudinal qui relie la place Azuni à la place d’Italie. Vers 1870, est bâti le majestueux palais de la province ou le palais Giordano (néogothique).
L’éclectisme caractérise la nouvelle croissance urbaine après la fin du XIXe siècle. C’est l’apparition de l’art nouveau et la sévérité des édifices publics du règne d’Humbert Ier, puis la restauration et l’art déco. Dans les années trente, la croissance démographique donne lieu à une nouvelle frénésie des constructions et donne naissance au quartier résidentiel de viale Italia, avec des maisons de style nationaliste et au quartier populaire de mont Rosello, réuni à la ville par le pont des Faisceaux, emblème du fascisme. La trachite locale est utilisée avec excès pour construire derrière la prison, le palais de Justice, de style néo-classique, et dans la place Comte de Moriana, de style rationaliste. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la population a doublé en passant de 72 000 habitants aux actuels 129 000.
Militaire
La brigade “Sassari” a marqué l'histoire militaire de l'Italie depuis sa création en 1915, dans la province de Sassari. Son hymne, Dimonios, est célèbre.
