Siège de Gergovie
César dispose de 6 légions; les 4 autres sont sous le commandement de Labiénus qui mène des batailles plus au nord contre les Parisii et les Sénons. L'oppidum de Gergovie est une montagne très haute et escarpée dont l'accès est extrêmement limité. Le siège de la ville n'est décidé qu'après avoir assuré l'approvisionnement des troupes. César fait construire un grand camp, un petit camp ainsi qu'un double fossé de douze pieds de large qui permet aux romains de circuler entre les deux camps sans être repérés par les forces ennemies. A ce moment là du siège, César dispose encore du soutien des Héduens. Toutefois, c'est sans compter sur Convictolitavis qui tente de faire comprendre à certains jeunes héduens - notamment Litaviccos - que leur aide serait plus précieuse aux gaulois qui se battent pour l'indépendance de leurs territoires. C'est ainsi que les Romains devront faire face à la trahison de ce peuple. César, mis au courant de cette action, quitte alors sa position à Gergovie pour aller à l'encontre des ces Héduens. Il parviendra à ramener deux troupes alors que celle mise sous le commandement de Litaviccos aura tôt fait d'atteindre l'oppidum de Gergovie. Durant l'absence de César, les gaulois attaquent les camps romains. César va tenter une ruse pour vaincre l'assiégé; il va feindre de vouloir prendre une colline qui auparavant était envahie de gaulois. Pour cela, il va y envoyer des troupes ainsi que des légionnaires déguisés en cavaliers. Pendant ce temps il fera passer le gros de ses troupes du grand camp au petit camp grâce au double fossé. Les Héduens qu'il a réussi à rattacher à son mouvement feront une attaque par la droite en sortant du grand camp. Cela semble fonctionner jusqu'au moment où César sonne la fin. La topographie déjouant ses plans, bon nombres d'entre ses troupes n'entendront pas ce signal et continueront à se battre jusqu'au dessous des remparts. De plus, ils confondront les Héduens avec les assiégés ce qui provoquera la fin de la bataille. L'issue du siège est favorable aux Gaulois. César quitte les lieux en nous faisant croire qu'il part pour soutenir Labiénus dans ces batailles et ne montre nullement qu'il vient de faire face à un échec.
