Signalisation ferroviaire
La signalisation ferroviaire est un ensemble de signaux, de dispositifs et de règlements destinés à assurer la sécurité des circulations ferroviaires. Elle est généralement spécifique d'un pays, voire d'une compagnie de chemin de fer, et son harmonisation est un enjeu important de l'interopérabilité des réseaux ferroviaires en Europe et en Amérique du nord où la présence de centaines de compagnies privées a très tôt imposé un effort de standardisation important.
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Objectif
La signalisation a pour objectif d'éviter :
- les risques inhérents à la circulation ferroviaire :
- le « nez à nez », quand deux trains se retrouvent face à face sur la même voie,
- le « rattrapage », quand le train suiveur rattrape celui qui le précède (généralement parce que ce dernier a pris un retard sur son horaire théorique, voire est arrêté inopinément pour cause de panne ou d'accident),
- la « prise en écharpe », quand un train arrive sur un aiguillage déjà occupé par un train venant d'une autre direction.
- les risques de déraillement (limitation de vitesse dans les courbes, les zones d'aiguillage et de travaux),
- les risques inhérents aux passages à niveau, intersections avec le réseau routier.
Signalisation actuelle
Elle s'appuie sur un découpage de la ligne en cantons. Un train ne peut, normalement, pénétrer dans un canton que si celui-ci est libre. Le canton est une section de voie, délimitée par des signaux, dont la longueur est variable, généralement quelques kilomètres. Dans les systèmes de signalisation les plus modernes, les cantons sont mobiles et suivent l'avancement du train.
En général, la signalisation lumineuse comporte un signal d'ouverture (couleur vert), signifiant la marche normale ; des signaux d'avertissement ou de limitation de vitesse (orange) imposant au mécanicien un ralentissement de sa rame ; des signaux d'arrêt (rouge) imposant une marche à vue ou un arrêt inconditionnel. Quelques signaux sont spécifiques aux voies de manœuvre.
Image manquante Signal_sncf_voielibre.jpg voie libre | Image manquante Signal_sncf_avertissement.jpg avertissement | Image manquante Signal_sncf_carre.jpg carré |
Ces signaux sont complétés par des « tableaux indicateurs » limitant la vitesse, divers panneaux relatifs à la topologie des voies (numéro, signalement d'impasses ou de garage), des signalisations de sectionnements électriques, des numéros de canaux radio, etc.
La signalisation comporte différents type de signaux :
- signaux à main,
- signaux mécaniques,
- signaux lumineux,
- signalisation embarquée.
Le respect des signaux est impératif, condition sine qua non de la sécurité. Le premier article du règlement de sécurité de la SNCF indique que « Tout agent, quel que soit son grade, doit une obéissance passive et immédiate aux signaux. » .
Signalisation embarquée
Avec l'avènement des TGV, ouvrant des vitesses commerciales au-delà de 250 km/h, la signalisation traditionnelle, ou BAL bloc automatique lumineux a dû être abandonnée au profit d'un système de signalisation embarqué en cabine. Celui-ci indique directement au conducteur la vitesse limite qu'il ne doit pas excéder, plutôt qu'une indication de distance, comme c'est le cas avec la majeure partie des signaux classiques. L'emprise des lignes à grande vitesse est délimitée par un panneau CAB signifiant le remplacement de la signalisation traditionnelle par la signalisation en cabine.
Futur, le système européen de contrôle des trains
- European Train Control System (ETCS)
- Ce système doit remplacer les diférents systèmes nationaux de sécurité ferroviaire des chemin de fer européens
Articles connexes
Chemin de fer | Voie ferrée | Accidents ferroviaires
