Stade du miroir
Le terme « stade du miroir » a été introduit par Jacques Lacan en 1937 dans : "Le stade du miroir. Théorie d'un moment structurant et génétique de la constitution de la réalité, conçu en relation avec l'expérience et la doctrine psychanalytique, Communication au 14ème Congrès psychanalytique international, Marienbad, International Journal of Psychoanalysis, 1937."
Il l'a repris dans une communication faite au XVIè Congrès international de psychanalyse, à Zürich, le 17 juillet 1949 : Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je telle qu'elle nous est révélée dans l'expérience psychanalytique.
A un stade où l'enfant a déjà fait, sur le mode angoissant, l'expérience de l'absence de sa mère, le stade du miroir manifesterait la prise de conscience rassurante de l'unité corporelle, et, selon Lacan, la jubilation de l'enfant au plaisir qu'il a de contempler l'image de son unité, à un moment où il ne maîtrise pas encore physiologiquement cette unité.
Plus tard, Lacan a développé un aspect important du stade du miroir, en y introduisant une réflexion sur le rôle de l'Autre. Dans l'expérience archétypique du stade du miroir, l'enfant n'est pas seul devant le miroir, il est porté par l'un de ses parents qui lui désigne, tant physiquement que verbalement, sa propre image. Ce serait dans le regard et dans le dire de cet autre, tout autant que dans sa propre image, que l'enfant vérifierait son unité. Ou, pour le dire autrement, la preuve de son unité lui vient du regard et du dire d'un autre (parental).
