Strasbourg
| Strasbourg | |
|---|---|
| Pays | Image manquante France
France_flag_large.png drapeau de la France |
| Région | Alsace (chef-lieu) |
| Département | Bas-Rhin (préfecture) |
| Arrondissement | Arrondissement de Strasbourg-Ville (chef-lieu) |
| Canton | chef-lieu de 10 cantons |
| Code INSEE | 67482 |
| Code postal | 67000 |
| Maire Mandat en cours | Fabienne Keller 2001-2007 |
| Intercommunalité | Communauté urbaine de Strasbourg |
| Longitude | 07° 44' 55" Est |
| Latitude | 48° 35' 04" Nord |
| Altitudes | moyenne : 143 m minimale : 132 m maximale : 151 m |
| Superficie | 7 826 ha = 78,26 km² |
| Population sans doubles comptes | 264 115 hab. (1999) |
| Densité | 3375 hab./km² |
</div>
Strasbourg (Straßburg en allemand, "die Straße" = la rue, " die Burg" = le château, Straßburg = le château à la rue, prononciation en alsacien Strossburi) est une ville située dans l'est de la France, sur la rive gauche du Rhin. C'est le chef-lieu de la région Alsace et du département du Bas-Rhin.
Ses habitants sont appelés les Strasbourgeois (Straßburger).
L'agglomération transfrontalière comprend principalement sur la rive gauche du Rhin la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS), et sur la rive droite la ville de Kehl, en Allemagne.
| Sommaire |
Géographie
Strasbourg_pont_nicolas_tram.png
Traversée par l'Ill, affluent du Rhin, qui se divise pour former jusqu'à cinq bras au centre-ville (dans le secteur de la Petite France), elle est composée de quartiers à l'identité forte (le quartier allemand, la Robertsau, Cronenbourg, Koenigshoffen, Hautepierre, l'Elsau, la Krutenau, le Neudorf, la Meinau, le Neuhof...). Située à une altitude moyenne de 140 mètres au-dessus du niveau de la mer, Strasbourg est caractérisée par un relief relativement plat. Ainsi au centre-ville, on ne perçoit que de très légères ondulations du terrain, culminant notamment à proximité de la cathédrale et à la croisée de la Grand-Rue et de la rue du Fossé-des-Tanneurs, correspondant aux zones d'habitation les plus anciennes. L'est du territoire communal, le long du Rhin, est constitué en partie de plusieurs îles (cf. l'Île aux Épis) découpées par des bras (canalisés) du Rhin, des canaux du port autonome et la rencontre avec l'Ill. Le nord-est et le sud-est de la commune sont couverts de vastes forêts, témoins de l'ancienne forêt rhénane.
La densité importante de l'hydrographie cumulée à l'affleurement de la nappe phréatique contribue à rendre le secteur très sensible aux inondations. C'est pourquoi la plupart des extensions urbaines de la ville puis de l'agglomération se sont faites au moyen de remblais conséquents (notamment pour la construction du quartier allemand), accompagnées du comblement ou de la canalisation des multiples bras d'eau, réduisant d'autant les surfaces d'épendage et augmentant la rapidité et le débit des eaux en cas de crue. La ville est donc aujourd'hui confrontée à une contrainte d'inondabilité importante, pesant d'autant sur les projets d'extension urbaine.
Histoire
Blason_Strasbourg_3D.JPG
Strasbourg, de son nom romain Argentoratum, fut fondée en -12 par Drusus. C'était alors un camp militaire fortifié positionné sur le limes (frontière de l'empire romain) du Rhin. Un canabae (agglomération d'habitations civiles) s'est développé autour du camp et vers l'ouest, prélude au développement durable de la ville.
Strasbourg fut incorporée dans l'empire franc au Ve siècle. En 842, la ville fut le théâtre des serments de Strasbourg, plus ancien témoignage écrit des langues française et allemande.
Ville libre d'empire, Strasbourg n'est annexée par la France qu'en 1681. Louis XIV fait alors abattre symboliquement un pan de la fortification de la ville. Ceci crée une ouverture par laquelle il pénètre à Strasbourg, marquant ainsi la soumission de la cité au pouvoir royal. Mandaté par Louis XV, Jacques François Blondel dessine un plan d'embellissement de Strasbourg, qui, faute de moyens, ne sera que partiellement réalisé. Strasbourg lui doit notamment la construction de l'Aubette sur la place Kléber et l'aménagement de la place du Marché-Gayot. Plusieurs bâtiments classiques seront également construits, à commencer par le Palais Rohan, demeure princière construite sur les rives de l'Ill, face aux maisons des bourgeois. Mais ce seront surtout les fortifications de Vauban qui marqueront cette période, avec notamment la construction d'une protection ingénieuse à l'amont de l'Ill, en face des Ponts Couverts, et celle d'une imposante citadelle au sud-est, placée face à l'Allemagne.
Karte_Strassburg_MK1888.png
Jusqu'à la Révolution française, la ville est gouvernée par un ammestre. En 1789 elle compte entre 55000 et 60000 habitants. Après son annexion par l' Empire allemand, Strasbourg est la capitale du Reichsland d'Alsace-Lorraine. Il s'agit alors de l'apogée de la domination politique et territoriale de Strasbourg. La ville bénéficie également de la volonté des Allemands d'en faire la vitrine du savoir-faire allemand, visant à s'attirer les populations locales tout autant qu'à montrer au monde et notamment à la France la supériorité en tout point de la culture germanique. Strasbourg est alors dotée de nombreux édifices publics, dont le palais de l'Empereur (aujourd'hui Palais du Rhin), le parlement d'Alsace-Lorraine (aujourd'hui Théâtre National de Strasbourg), ou le palais universitaire. La plus importante extension urbaine de Strasbourg est alors planifiée, sous la direction de deux maires qui furent des administrateurs remarquables, Otto Back et Conrad Schwander, avec pour résultat un doublement de la superficie de la zone urbanisée en une trentaine d'années. On prétend qu'après les destructions massives de la dernière guerre, c'est à Strasbourg qu'on peut admirer les plus beaux exemples de l'architecture wilhelmienne.
Depuis les années 1960, Strasbourg est à l'heure de la réconciliation franco-allemande. En 2004, les villes de Strasbourg et Kehl ont ainsi inauguré un Festival des deux rives de part et d'autre du Rhin. Les ponts entre les deux rives du Rhin se multiplient : le pont Pflimlin, inauguré en 2002 et la passerelle Mimram, inauguré en 2004 pour le festival.
Capitale Européenne
European-parliament-strasbourg.jpg
De par son histoire binationale et biculturelle, la ville est très tôt devenue une des capitale Européenne, en accueillant le Conseil de l'Europe, puis en accueillant le Parlement européen (partagé depuis avec Bruxelles) et la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
A plusieurs reprises, le Parlement européen a exprimé le souhait de mettre fin au système du double siège Strasbourg-Bruxelles, mais les traités européens successifs ont rappelés que la décision était du ressort des gouvernements européens.
Strasbourg accueille également des organismes européens comme le commandement de l'Eurocorps, le centre informatique d'Europol et la pharmacopée européenne. Strasbourg possède également le siège social de la chaîne de télévision franco-allemande Arte.
Principaux centres d'intérêt
Tramway_Strasbourg_Broglie.jpg
CathedraleStrasbourg2.jpg
- Cathédrale Notre-Dame à l'architecture gothique, construite entre 1176 et 1439, dont la flèche culmine à une hauteur de 142 mètres.
- Ponts couverts (fortifications médiévales à l'amont de l'Ill)
- Quartier de la Petite France (architecture vernaculaire)
- Maison Kammerzell (XVe siècle)
- Anciennes fortifications datant du XIIIe siècle, modifiées par Vauban au XVIIIe siècle.
- L'Aubette (1765 à 1778) (architecte : Jacques François Blondel)
- Palais des Rohan (architecte : Robert de Cotte)
- Gare centrale (1878)
- Palais universitaire (1884) (architecte : Otto Warth)
- Cité-jardin du Stockfeld, début du XXe siècle
- Musée d'art moderne et contemporain (inauguration : 1998) (architecte : Adrien Fainsilber)
- Terminus du tramway à Hoenheim (inauguration : 2001) (architecte : Zaha Hadid)
- Quartier européen :
- Siège du Conseil de l'Europe (Le Palais de l'Europe) (inauguration : 1977) (architecte : Henry Bernard)
- Cour européenne des Droits de l'Homme (inauguration : 1995) (architecte : Richard Rogers)
- Parlement européen (inauguration : 1999) (architecte : Architecture Studio)
Célèbres natifs de Strasbourg
Strasbourg_janus.jpg
- Sébastien Brant (1457-1521), poète satirique et humaniste
- François-Christophe Kellermann (1735-1820), maréchal
- Jean-Baptiste Kléber (1753-1800), maréchal
- Gustave Doré (1832-1883), peintre
- Paul Émile Appell (1855-1930), mathématicien
- Jean Arp (1886-1966), artiste
- Pierre Pflimlin (1907-2000), président du Conseil et du Parlement européen
- Tomi Ungerer (1931-), auteur-illustrateur, caricaturiste
- Herbert Léonard (1945-), chanteur
Célèbres résidents
- Johann Gutenberg (1400-1468), inventeur de l'imprimerie à caractères métalliques mobiles
- Didier Érasme, dit Erasmus (1467-1536), humaniste
- Jean Calvin (1509-1564), propagateur de la Réforme
- François-Marie Broglie (1671-1745), maréchal et gouverneur de Strasbourg
- Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832), écrivain
- Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), musicien
- Claude Joseph Rouget de Lisle (1760-1836), compositeur de la Marseillaise
- Georg Büchner (1813-1837), écrivain
- Numa Denis Fustel de Coulanges (1830-1889), historien
- Louis Pasteur (1830-1895)
- Jean-Jacques Waltz, dit Hansi (1873-1951), artiste
- Marc Bloch (1886-1944), historien et résistant
Administration
Le territoire communal strasbourgeois regroupe plus de 60 % de la population de la communauté urbaine de Strasbourg. Celle-ci, sur ses 306 km², compte 451 000 habitants. Entre 1990 et 1999, la population y a augmenté de 6,5 %, ce qui correspond à un taux de croissance annuel moyen de 0,70 %. La population active de la CUS est de 213 000 habitants.
Strasbourg est l'unique communauté urbaine de France à avoir fusionné la majeure partie de l'administration de la ville centre avec celle de la communauté urbaine, fusion motivée en 1968 par un souci d'efficacité et d'économie budgétaire.
Un projet de district européen (eurodistrict), devant aboutir à une administration commune concernant les 860 000 résidents de la Communauté urbaine Strasbourg et de l'Ortenau (arrondissement centré sur Offenbourg dans le Pays de Bade), est en négociation entre la France et l’Allemagne.
Élus
Quelques maires de Strasbourg :
- Fabienne Keller (2001 à aujourd'hui) - UDF, puis UMP
- Catherine Trautmann (1989-2001) - PS
- Marcel Rudloff (1983-1989) - UDF / CDS
- Pierre Pflimlin (1959-1983) - MRP, puis UDF / CDS
- Charles Émile Altorffer (1955-1959) - RPF
- Charles Frey (1935-1955)
Présidents de la communauté urbaine :
- Robert Grossmann (2001 à aujourd'hui) - RPR, puis UMP
- Catherine Trautmann (1989-2001) - PS
- Marcel Rudloff (1983-1989) - UDF / CDS
- Pierre Pflimlin (1967-1983) - MRP, puis UDF / CDS
Voir aussi la liste des ammestres de Strasbourg (du XIVe au XVIIIe siècle).
Cantons de Strasbourg
Strasbourg est divisée en 10 cantons:
- Le 1er canton compte 23 756 habitants
- Le 2e canton compte 21 362 habitants
- Le 3e canton compte 24 893 habitants
- Le 4e canton compte 20 756 habitants
- Le 5e canton compte 22 402 habitants
- Le 6e canton compte 42 549 habitants
- Le 7e canton compte 25 533 habitants
- Le 8e canton compte 25 518 habitants
- Le 9e canton compte 31 331 habitants
- Le 10e canton compte 26 015 habitants
Jumelages
- Boston (États-Unis), en 1960
- Leicester (Royaume-Uni), en 1960
- Stuttgart (Allemagne), en 1962
- Dresde (Allemagne), en 1990
- Ramat-Gan (Israël), en 1991
- Jacmel (Haïti), en 1996 (Coopération décentralisée)
- Novgorod (Russie), en 1997 (Coopération décentralisée) (patrimoine et organisation administrative)
- Fès (Maroc) (Coopération décentralisée)
Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 |
|---|---|---|---|---|---|
| 228971 | 249396 | 253384 | 248712 | 252338 | 264115 |
| Nombre retenu à partir de 1962 :Population sans doubles comptes | |||||
Enseignement supérieur de l'académie de Strasbourg
- à Mulhouse :
- Université de Haute Alsace
- à Strasbourg :
- Université Louis-Pasteur Strasbourg I ULP
- Université Marc-Bloch Strasbourg II UMB (nommée auparavant Université des sciences humaines de Strasbourg)
- Université Robert-Schuman Strasbourg III URS, dont l'IECS
- Ecole Supérieure des Arts Décoratifs ESAD
- Ecole d'Architecture
- Institut National des Sciences Appliquées (INSA) - Strasbourg (anciennement ENSAIS)
- Lycées Kléber (CPGE scientifiques) et Fustel de Coulanges (CPGE littéraires)
- Centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Strasbourg (Crous) (Crous Strasbourg)
Strasbourg compte un peu moins de 50 000 étudiants dont 37 500 dans ses trois universités. Les étudiants étrangers constituent près d'un étudiant sur cinq (18,5 %).
Blasonnement
Les armes de Strasbourg sont le résultat d'une inversion des couleurs du blason de l'évêque de Strasbourg (bande d'argent sur gueules) à l'issue de la révolte des bourgeois de la ville au Moyen Âge qui ont pris leur indépendance face à la tutelle de l'évêque, qui conserva son pouvoir sur la campagne environnante. Le même phénomène s'est observé à Bâle, ce qui explique l'actuelle inversion des couleurs des blasons des cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne.
Mais le blasonnement est apparemment sujet à discussion. Outre l'interprétation graphique ci-dessus, on rencontre au moins deux blasonnements différents :
- D'argent à la bande de gueules (le champ diapré). (Grand Larousse encyclopédique en 10 volumes)
- D'azur, à une Notre-Dame de carnation assise sur un trône d'or et sous un pavillon de même, tenant de la main dextre un sceptre d'or, et sur le bras sénestre l'enfant Jésus : auprès de la Vierge est un écusson d'argent, chargé d'une bande de gueules. (Malte-Brun, la France illustrée, 1884)
Liens externes
- Site officiel de la ville de Strasbourg
- Le Strassbuch: Guide Pratique Gratuit de la ville de Strasbourg rédigé par des étudiants
- Visite de Strasbourg
- Strasbourg sur Wikitravel
- Strasbourg sur le site de l'Institut Géographique National
- Strasbourg sur le site de l'Insee
- Strasbourg sur le site du Quid
- Communes les plus proches de Strasbourg
- Localisation de Strasbourg sur une carte de France
- Plan de Strasbourg sur Mapquest
