Structure des révolutions scientifiques

L'auteur y modélise la science comme un phénomène social, en opposition avec la vision de Karl Popper.

Il montre que l'adoption d'une nouvelle théorie engage une communauté de chercheurs, qui se concentrent sur certains phénomènes et certaines déficiences de la théorie précédente. Cette communauté a ses propres publications, ses propres conférences, ses propres références. Plusieurs communautés peuvent coexister dans le temps dans un rapport de concurrence et de relative ignorance réciproque. Contrairement à ce qu'affirme Popper, une théorie n'est pas -historiquement- rejetée dès qu'elle est réfutée, mais seulement quand elle peut être remplacée, ce qui prend du temps.

Kuhn passe en revue l'histoire des sciences, s'attardant en particulier sur la mécanique newtonienne et sur la naissance de la chimie moderne, mais mentionant également la relativité générale et la tectonique des plaques.

Le débat Kuhn-Popper continue entre Paul Feyerabend et Imre Lakatos.

See also: Structure des révolutions scientifiques, 1962, Chimie, Imre Lakatos, Karl Popper, Mécanique newtonienne, Relativité générale, Tectonique des plaques, Thomas Kuhn, Paul Feyerabend