Surgères

Surgères est une ville de 6 500 habitants, situé au nord de la Charente-Maritime à égale distance des villes de Niort, La Rochelle, Rochefort et Saint-Jean-d'Angely. Sur la ligne SNCF Paris-La Rochelle, elle est reliée à la capitale par TGV, plusieurs fois par jour.

Histoire

Le site de Surgères est occupé dès le néolithique, mais c'est au Moyen Âge que l'on retrouve les plus vieilles traces écrites mentionnant la ville, lorsque le duc d'Aquitaine voulant préserver ses terres d'Aunis des intrusions normandes, édifia un bastion de pierre et de bois sur le marais, une tête de pont contre l'envahisseur qu'il nomma « Castrum Surgeriacum ». À la fin du Xe siècle, les comtes de Poitiers commencèrent à mettre la main sur le pays d'Aunis et y installèrent Guillaume Maingot pour diriger la forteresse et une partie des terres environnantes. Deux siècles plus tard, ce bastion était devenu une petite cité active dont les seigneurs comptèrent parmi les grands personnages du parlement de Saintonge. C'est à cette époque qu'ils édifièrent un large château dont subsistent encore les remparts, ainsi que l'église Notre-Dame de type roman.

Lorsqu'en 1152, Aliénor d'Aquitaine épousa Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre, elle fit basculer ses terres et Surgères avec dans les mains des Anglais.

L'histoire de Surgères est également marqué par Hélène de Fonsèque, muse de Ronsard, qui célébra sa beauté à travers différents poèmes dont le plus célébre est le « Sonnet pour Hélène »:

"Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle
Assise au coin du feu, dévidant et filant
Direz chantant mes vers en vous émerveillant
Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle..."

Surgères retrouva quelque prospérité durant le XVIe siècle avant de subir elle aussi les guerres de religion. Place forte convoitée, elle fut occupée par les calvinistes puis par les troupes catholiques mais perdit de son importance à la chute de La Rochelle en 1628, lorsque le cardinal de Richelieu fit réduire les hauteurs des remparts.

À la révolution de 1789, la vie de cette petite bourgade passa de l'état féodal à celui de la domination d'une bourgeoisie rurale qui s'appropria à bon prix les terres des De la Rochefoucauld, derniers seigneurs de Surgères.

La viticulture et la distillerie contribuèrent à un « âge d'or » de la ville, mais le phylloxéra y mit fin en 1878. Depuis le beurre avec l'école de laiterie (l'ENILIA : École nationale d'industrie laitière et d'industries agroalimentaires) contribuent à faire la renommée de Surgères.

Liens

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See also: Surgères, Aliénor d'Aquitaine, Angleterre, Aunis, Cardinal de Richelieu, Charente-Maritime, Féodalité, Henri II Plantagenêt, La Rochelle, Liste des comtes de Poitiers