Syndrome néphrotique

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Le syndrome néphrotique est une anomalie très fréquente uniquement caractérisé par deux anomalies biologiques : une protéinurie significative (c'est-à-dire une perte urinaires de protéines supérieure à 3 grammes par jour) associée à une hypoprotidémie (baisse de la concentration de protéines dans le sang à moins de 60 grammes par litre, la concentration normale étant d'environ 65 g/l). Chez l'enfant, les chiffres retenus sont une protéinurie supérieure à 50 mg/kg/jour et une protéinémie inférieure à 55 g/l. Le syndrome néphrotique peut révéler des maladies et des anomalies anatomiques très variées, et doit toujours être exploré, souvent par biopsie rénale.

Sommaire

Physiopathologie

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Représentation schématique de l'ultrafiltration du sang dans un glomérule rénal.

L'ultrafiltration du sang qui va donner l'urine primitive se fait dans l'unité fonctionnelle élémentaire du rein : le glomérule. Par un mécanisme physique (pression hydrostatique, pression oncotique) et biologique (sélectivité de la membrane glomérulaire aux composants sanguins), le plasma est filtré à travers la membrane basale glomérulaire et les prolongements podocytaires qui la tapisse pour former l'urine primitive, qui sera ensuite successivement modifiée par les différentes structures rénales pour donner l'urine définitive. Le syndrome néphrotique est du à une anomalie anatomique ou fonctionelle de la membrane basale glomérulaire, qui est normalement imperméable aux protéines à partir d'un certain poids moléculaire (60000 Daltons, ou 60 kDa) : la perte de cette sélectivité entraine le passage de protéines dans les urines (qui apparaît lorsque les capacités physiologiques de réabsorption tubulaires des protéines sont dépassées), et donc la protéinurie et l'hypoprotidémie (malgré une synthèse accrue de protéines par le foie).

Il existe schématiquement deux grands tableaux d'anomalies :

Un examen simple permet de différencier ces deux tableaux : l'évaluation de la sélectivité de la protéinurie. Une protéinurie composée à plus de 85% d'albumine (principale protéine plasmatique) est dite sélective, et relève des anomalies fonctionnelles le plus souvent. Au contraire, une protéinurie non fonctionnelle témoigne le plus souvent d'anomalies anatomiques sévères ne touchant pas que la membrane basale glomérulaire.

Conséquences du syndrome néphrotique

L'hypoprotidémie est à la base de toutes les conséquences cliniques du syndrome néphrotique :

Bilan de première intention

Ce premier bilan permet de diagnostiquer les causes les plus fréquentes de syndrome néphrotique et de poser l'indication d'une biopsie rénale. Il comprend :

Au terme de ce bilan, si on a dépisté un syndrome néphrotique du au diabète, à une prise médicamenteuse, à une néphropathie héréditaire, à une amylose ; alors la biopsie rénale n'est pas indispensable. Dans tous les autres cas, elle devra être réalisée afin d'objectiver le mécanisme histologique et anatomo-pathologique de la maladie.

Maladies responsables de syndrome néphrotique

See also: Syndrome néphrotique, Albumine, Amylose, Anatomie, Anatomo-pathologie, Antigène, Bactériologie, Biologie, Biopsie