Tourbière
Les végétaux affectionnant ces milieux sont dits hydrophiles. Ce sont, entre autres, les mousses (sphaigne), joncs, carex... dont les résidus forment après plusieurs siècles la tourbe.
Une tourbière croît lentement, et connaît plusieurs phases de développement : depuis le comblement progressif d'une dépression naturelle remplie d'eau par des plantes partant du bord, passant par la constitution d'un véritable tapis végétal s'épaississant petit à petit jusqu'à gonflement du tapis et rejet de l'eau à la périphérie. La tourbière meurt alors par assèchement, et cela se traduit par son affaissement.
Il existe plusieurs types de tourbières. Citons les deux principaux :
- les tourbières acides à sphaigne, de pH inférieur à 4,
- les tourbières alcalines à carex, de pH supérieur à 6.
Au Canada, on distingue entre les tourbières ombrotrophes (bogs en anglais) et les tourbières minérotrophes (fens en anglais). La tourbière ombrotrophe est alimentée en eau uniquement par les précipitations atmosphériques. Le sol et l’eau des tourbières ombrotrophes sont plus acides que ceux des tourbières minérotrophes et pauvres en éléments nutritifs. La mousse la plus commune à la surface des tourbières ombrotrophes est la sphaigne. D’autres plantes sont les carex et les arbustes de la famille des éricacées. On y trouve parfois des arbres tels que l’épinette. Dans les parties boréales du Canada, une vaste étendue de tourbière (ombrotrophe ou minérotrophe) est appelé muskeg.
