Traité de Nimègue
Le traité de Nimègue fut signé le 10 août 1678 à Nimègue (actuels Pays-Bas) entre les Provinces-Unies et la France. Il mit fin à la guerre de Hollande.
Il s'agissait d'une paix blanche. Louis XIV rendit Maastricht et la principauté d'Orange, occupée depuis 1672, ainsi que des places-fortes, Charleroi, Binche, Ath, Audenarde et Courtrai. En compensation, il obtint de l'Espagne la Franche-Comté, l'Artois, Longwy, Fribourg-en-Brisgau, les places-fortes flamandes de Cassel, Bailleul, Ypres, Werwick et Warneton, ainsi que Cambrai, Bouchain, Condé-sur-l'Escaut et Bavay, dans le Hainaut. Au total, la frontière du Nord était lissée, et comprenait moins d'enclaves.
La paix de Nimègue fut complétée par le traité signé le 5 février 1679 entre Louis XIV, la Suède et l'Empereur, qui aboutissait au statu quo ante, ainsi que par celui imposé au Danemark par la France en novembre de la même année.
Bibliographie
- Lucien Bély, Les Relations internationales en Europe, XVIIe–XVIIIe siècles, PUF, 1998 (2e éd.) ISBN 2-13-044355-9
- Nelly Gissard d'Albissin, Genèse de la frontière franco-belge : les variations des limites septentrionales de 1659 à 1789, Picard, 1970
- Paul Sonnino, Louis XIV and the Origins of the Dutch War, Cambridge University Press, 2003 (3e éd.)
