Traite des Noirs
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La traite des Noirs est le nom donné au commerce d'esclaves d'Afrique noire. Il n'est aucun cas spécifique au commerce d'esclave réalisé par des blancs. Pour reprendre les termes exacts de la définition du Dictionnaire de l'Académie française, la traite des noirs c'est "Le commerce d'esclaves noirs".
On peut définir trois grandes traites à travers l'Histoire, sans compter l'histoire antique :
- la traite orientale, faite par les musulmans
- la traite africaine, faite par les royaumes africains
- la traite atlantique, faite par les européens et les américains
L'historien Olivier Pétré-Grenouilleau, dans son livre Les Traites négrières. Essai d'histoire globale, estime à environ 42 millions le nombre d'esclaves qui furent déportés lors de ces trois grandes traites.
La motivation principale de ce commerce fut avant tout économique, les esclaves servaient principalement de main d’œuvre à bas coût. Le racisme n'a servi à justifier la mise en esclavage des noirs, que plus tard et encore uniquement pour la traite atlantique.
La traite des noirs est aujourd'hui considéré comme un crime contre l'humanité, et certains gouvernements africains et des associations désirent que la traite des noirs soit également considérée comme un génocide.
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Histoire
On peut dire que le commerce d'esclave est "vieux comme le monde"; de tout temps, des hommes asservirent et exploitèrent d'autres hommes. La traite des noirs se distingue des autres misent en esclavages par sa durée et le nombre de sociétés qui l'ont pratiquées.
Du temps de l'Égypte des pharaons ou de l'antiquité, la mise en esclavage des noirs était répandu, mais pas limité aux seuls noirs.
Il exista durant l'Histoire du dernier millénaire trois grandes traites :
La traite orientale
La traite orientale est celle qui a duré le plus longtemps et par conséquence, celle qui a été la plus importante en terme de nombre de noirs mis en esclavage. Le chiffre de 17 millions de noirs réduit à l'esclavage est avancé par l'historien [[Olivier Pétré-Grenouilleau)). Et cela sur une période allant du IXe siècle au XIXe siècle.
La traite orientale touchait principalement les femmes. Ces dernières servaient aux tâches domestiques et comme esclaves sexuelles. L'esclavagisme oriental ne se limitait pas uniquement aux noirs. Des blancs et d'autres "groupes raciaux" étaient aussi réduit en esclavage et vendus.
La traite africaine
La traite africaine touchait, tout comme la traite orientale les femmes principalement. Certains hommes noirs importants les achetaient pour en faire leur femme et avoir des enfants avec elles.
Selon les estimations de Olivier Pétré-Grenouilleau, cette traite a concerné, pour l’Afrique Noire, environ 14 millions de personnes, victimes de cette pratique.
La traite atlantique
Voir l'article détaillé : Commerce triangulaire
La traite atlantique, la plus connue et la plus mise en avant, est celle qui a été pratiquée par les européens (anglais, français, hollandais, portugais, etc...) et ensuite par les américains. Cette traite est la plus connue car la plus récente et la mieux documentée.
Le début de la traite atlantique commença en 1441, lorsque des portugais ramènent dans leur pays les premiers esclaves noirs.
Cette traite a permis au Nouveau Monde de se développer rapidement, grâce une "main d’œuvre’’" corvéable et bon marché, importée d'Afrique noire sur la période entre le XVIe siècle au XIXe siècle. Olivier Pétré-Grenouilleau estime que cette traite a concerné 11 de personnes en provenance d'Afrique Noire.
Le commerce
Un commerce très rentable fût établi, c'est le fameux commerce triangulaire.
Les navires négriers partaient de l'Europe avec dans leurs cales des objets à échanger avec les seigneurs des royaumes africains contre des esclaves noirs. Ces objets n'étaient pas de faible valeur, des objets de pacotilles, comme on l'a dit très souvent; c'étaient des objets courants, mais avec tout de même une certaine valeur marchande. Parmi ces objets ont pouvait trouver, des tissus, de l'alcool et des armes.
Les armes, en particulier, avaient une valeur très importante pour les seigneurs des royaumes africains, car grâce à elles, ils pouvaient tenir en respect leurs voisins et éventuellement conquérir de nouveaux territoires.
Ces armes, en fait, ont servis aux négriers et aux gouvernements occidentaux qui les soutenaient à faire pression sur les seigneurs des royaumes africains. Car ceux qui refusaient le commerce avec les "blancs", n'avaient pas d'armes, alors que leurs voisins, moins scrupuleux pouvaient en avoir et les envahir et les réduire eux-mêmes en esclavage. C'est ainsi que plusieurs royaumes ont été contraints de réaliser ce commerce, par la force des choses.
Une fois leur cales pleines d'esclaves, les navires négriers quittaient les côtes africaines pour rejoindre les sud, les Caraïbes ou l'Amérique du Nord. Lors de ces voyages, les conditions de détention des esclaves était extrêmement dures. Ils étaient attachés, par groupes, entassés dans les cales du navire, et seulement sortis de temps à autre pour prendre l'air. Ainsi, le taux de mortalité moyen était de 10% à 20%, avec un pic à 40%. Au fur et à mesure, de l’augmentation de la demande, et de l’épuisement des sources de razzias, la valeur des esclaves augmentait, et les négriers commencèrent à faire un peu plus attention, en sélectionnant mieux les esclaves, afin de s’assurer une meilleure résistance aux conditions de la traversée. Le seul but de ces actions était de protéger leur marchandise, car la valeur marchande était plus grande, si les esclaves étaient en meilleur état lors de la revente, aux grandes plantations.
Peu avant d'arriver à destination, les esclaves était lavés à grandes eaux pour être plus présentables et ainsi être vendus à meilleur prix. Ils étaient vendus, mais pouvaient aussi être échangés contre des matières premières comme du coton, du sucre ou du café. Ainsi les cales pleines de marchandises, les navires négriers repartaient vers l’Europe, pour y décharger leurs cargaisons… et préparer un nouveau cycle du commerce triangulaire.
D'immenses fortunes se sont bâties sur ce commerce d'êtres humains. De nombreuses villes d’Europe se sont rapidement développées grâce à ce commerce. Des villes françaises comme Bordeaux, La Rochelle, Le Havre et surtout Nantes, mais aussi anglaises, hollandaises, portugaises et espagnoles.
La justification raciale
Cette traite a dans un premier temps été réalisée dans un but purement économique.
La justification raciste n'est venue que plus tard. Le Code Noir, écrit par Jean-Baptiste Colbert en 1665, a été un des textes de lois à définir et légaliser la traite des noirs. Dans ce texte, le noir est considéré comme un "bien meuble". Ce n'est donc pas un Homme, mais une marchandise qui rend un service.
Cette "marchandise", lors d’un concile, fut reconnue avoir une âme, ce qui permit à l'Église de conquérir de nouvelles populations à évangéliser, mais ce fut aussi le premier pas vers la fin de cette pratique.
L'abolitionnisme
Les premiers abolitionnistes de la traite des noirs furent les esclaves eux-mêmes, à travers les révoltes et les soulèvements. Certains groupes formèrent de véritables principautés, à l'image de l'île de Saint-Domingue-Haïti.
En Europe, c'est l'Angleterre qui la première abolit dans les faits la traite des noirs, en 1807, cependant sans abolir pour autant l'esclavage, qui lui ne sera abolit qu’en 1833.
En France, Napoléon Bonaparte rétablit l'esclavage dans les colonies, qui avait été généreusement et théoriquement abolit par la Révolution française, mais ce qui fut peu respecté sur place.
Malgré l’abolissement de la traite par plusieurs pays, celle-ci continua de perdurer dans les faits, car ce commerce était très bénéfique, et le prix d'un esclave devint très élevé. Cette traite, plus ou moins clandestine, perdura d’autant que la demande des propriétaires terriens étaient importante, car le système économique des grandes exploitations était basé sur l’esclavage.
Aux Etats-Unis et ailleurs, de véritables établissements à produire des esclaves furent ainsi créés dans lequel des femmes noires esclaves étaient mises enceinte par des géniteurs sélectionnés et obligées d’enfanter afin de produire les futurs esclaves destinés à être vendus.
La traite des noirs aujourd'hui
A faire
Les conséquences en Afrique
A faire
L'impact démographique
A faire
L'impact social
A faire
La traite des noirs est telle un génocide?
Certains gouvernements africains et organisation non gouvernementales, comme le Conseil Mondial de la Diaspora Panafricaine (CMDP) et la Société Savante des Encyclopédistes Africains, désirent que la traite des noirs soit considérée comme un génocide.
La traite des noirs est certe un crime contre l'humanité, cependant le caractère de génocide n'est pas clairement défini. La traite des noirs, avait comme but principal le commerce économique d'esclaves, pas la destruction d'un peuple. La destruction de l'identité culturelle par l'Église catholique notamment à travers ses campagnes d'évangélisation, a aussi été mise en avant, mais sans que cela soit clairement établi, car l'évangilisation concernait des personnes esclaves et cela n'a jamais été le vecteur de ce trafic.
Liens externes
- La vérité sur la traite des Noirs (article du Nouvel Observateur)
- La dimension africaine de la traite des Noirs (article du Monde Diplomatique
- La traite des Noirs en 30 questions par Eric Saugera (concerne exclusivement la traite atlantique)
- Le Code noir de Colbert
- La traite des noirs : Comment fut-elle organisée et quels étaient les traitements réservés aux esclaves?
