Vaccination

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Infirmière vaccinant un enfant

La vaccination est un procédé visant à introduire un vaccin dans un organisme. Le vaccin est un composé chimique ou organique destiné à stimuler des défenses naturelles.

Sommaire

Histoire du vaccin

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Dès le XIe siècle, les chinois pratiquaient la variolisation: il s'agissait d'inoculer une forme qu'on espérait peu virulente de la variole en mettant en contact la personne à immuniser avec le contenu de la substance suppurant des vésicules d'un malade. Le résultat restait cependant aléatoire et risqué, le taux de mortalité pouvait atteindre 1 ou 2 %. La pratique s'est progressivement diffusée le long de la route de la soie. Elle a été importée depuis Constantinople en occident au début du XVIIIe siècle. En 1760, Daniel Bernoulli démontra que, malgré les risques, la généralisation de cette pratique permettrait de gagner un peu plus de trois ans d'espérance de vie à la naissance.

Lui même très favorable à la variolisation, le médecin anglais Edward Jenner entend parler d'une croyance populaire selon laquelle attraper la variole des vaches préserverait de la forme humaine. Le 14 mai 1796, il inocula à un enfant du pus prélevé sur la main d'une fermière infectée par la vaccine, ou variole des vaches. Trois mois plus tard, il inocula la variole à l'enfant qui s'est révélé immunisé. Cette pratique s'est répandue progressivement dans toute l'Europe.

Le principe d'action de la vaccination a été expliqué par Louis Pasteur et ses collaborateurs Roux et Duclaux, suite aux travaux de Robert Koch mettant en relation les microbes et les maladies. Cette découverte lui permit d'améliorer la technique. Sa première vaccination fut la vaccination d'un troupeau de moutons contre le choléra le 5 mai 1881. La première vaccination humaine (hormis la vaccination au sens originel de Jenner) fut celle d'un enfant contre la rage le 6 juin 1885.

Principe du vaccin

Le but principal du vaccin est de permettre la fabrication, par le corps, d'agents biologiques naturels ciblés à la défense de l'organisme vis-à-vis d'éléments pathogènes identifiés. Un vaccin est donc « dédié » à une maladie et pas à une autre.

Les défenses immunitaires ainsi « stimulées » par le vaccin préviennent une attaque de l'agent pathogène pendant une durée variant d'un vaccin à l'autre.

Le vaccin peut être chimique (de synthèse) : les éléments le composant sont fabriqués à base de protéines pour leurs interactions connues sur les lymphocytes au niveau des chaînes ADN. Il peut être organique, à base de souche « amoindrie » ou « tuée » de l'agent pathogène visé : le composé interagit et stimule les lymphocytes tout en n'ayant pas d'effets destructeurs sur l'organisme.

Les vaccins organiques sont développés en cultivant des agents pathogènes en milieu propice pour eux, comme les œufs, certains animaux.

Les vaccins chimiques sont encore peu répandus car ils font souvent appels au génie génétique.

Les vaccins ne doivent être inoculés que sur les personnes en bonne santé ou à risques certains (voyages) car des effets secondaires peuvent être observés (de rare à extrêmement rare).

Vaccination préventive

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Campagne de vaccination aux États-Unis en 1972

La vaccination préventive est un forme de vaccination visant à stimuler les défenses naturelles de façon à prévenir l'apparition d'une maladie. Elle ne cesse de voir son domaine s'élargir.

Diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, méningite due au germe Haemophilus influenzae b, hépatite B, BCG (contre la tuberculose), rougeole, rubéole, oreillons et, pour les nourrissons en collectivités (à cause de son coût élevé), pneumocoque. Le nombre de maladies que l'on cherche à prévenir dès le plus jeune âge en France n'a cessé de s'allonger et il faudra sans doute dans les prochaines années en introduire d'autres, ce qui impose de le simplifier par exemple en utilisant des vaccins « hexavalents » pour éviter des retards et des abandons. L'intérêt du BCG est sujet à contestation.

Vaccination thérapeutique

Aussi appelée immunothérapie active, cette technique consiste à stimuler le système immunitaire de l'organisme pour favoriser la production d'anticorps. Il ne s'agit donc plus de de prévenir l'apparition d'une maladie mais d'aider l'organisme des personnes déjà infectée à lutter contre la maladie en restaurant ses défenses immunitaires.

Ces techniques sont encore au stade expérimental. On espère qu'elles pourront aider à lutter contre des maladies comme le sida, le cancer et la maladie d'Alzheimer.

Vaccins obligatoires

En France, certains vaccins sont obligatoires ; ils sont remboursés par la sécurité sociale.

Ces 3 derniers sont en général innoculés en même temps que la vaccination contre la coqueluche et l'hæmophilus B au sein d'un vaccin pentavalent.

Suite à l'éradication totale de la variole dans le cadre d'un programme mondial de l'OMS, le vaccin contre cette maladie n'est plus requis. Il n'y a pas de raison néanmoins pour croire que ne subsistent pas des agents de la variole conservés sous forme de culture dans des laboratoires militaires de tel ou tel pays, dans le cadre d'une éventuelle guerre bactériologique future. La variole possède en effet pour les militaires un intérêt dû à son caractère de longue incubation et de haute contagion, sans parler de son potentiel de démoralisation de l'arrière.

autres vaccins en France

vaccinations internationales

Voir aussi

Liens externes

See also: Vaccination, 14 mai, 1760, 1796, 1881, 1885, 5 mai, 6 juin, ADN