Viaduc de Millau

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partie sud en construction (début 2004)
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partie nord en construction

Le viaduc de Millau est un pont à haubans qui enjambe la vallée du Tarn près de Millau (Aveyron, dans le sud de la France). Avec une pile haute de 341 mètres (plus haute que la tour Eiffel), il est le plus haut pont du monde devant le Royal Gorge Bridge (Colorado). Il est considéré comme une œuvre d'art de par son intégration dans le paysage des Grands Causses, goélette blanche à sept mâts voguant, immobile, dans le ciel du sud de l'Aveyron (en particulier lorsque les nuages envahissent la vallée).

Sommaire

Localisation

Il constitue le dernier maillon de l'autoroute A75. La station de péage de 14 voies, avec un toit en forme d'aile vrillée en ceracem, est située à 6 kilomètres au nord du viaduc à Saint-Germain pour permettre à Millau de percevoir la taxe professionnelle. La conception générale de l'ouvrage fut réalisée par l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées Michel Virlogeux, tandis que l'architecte de l'ouvrage, chargé de « dessiner » le pont, est Sir Norman Foster.

Ce pont assure la continuité de l'itinéraire autoroutier Paris-Clermont-Ferrand-Béziers. Il permet de désengorger notamment la ville de Millau au moment des grands flux de vacances. Beaucoup de touristes allant vers le sud de la France ou l'Espagne, ou en revenant, prennent cet itinéraire car il est direct et en grande partie gratuit. En effet, l'autoroute A75, la Méridienne est une autoroute dite d'aménagement du territoire et entièrement gratuite sur 340 kilomètres entre Clermont-Ferrand et Béziers. Toutefois le viaduc de Millau est construit dans le cadre d'une concession et est à péage dont le montant est (en 2005) de :

La concession a été attribuée pour 75 ans au groupe Eiffage, constructeur du pont. La durée de garantie de l'ouvrage a été fixée à 120 ans par la société Eiffage.

Description

Son tablier métallique, très léger d'apparence bien qu'il pèse 36 000 tonnes, mesure 2460 mètres de long et comporte huit travées, les six travées centrales mesurant 342 m et les deux travées d'extrémité 204 m. Il surplombe la vallée du Tarn à 270 m au point le plus bas et relie le causse du Larzac au causse rouge. Il présente une légère pente de 3 % destinée à rassurer l'usager par une meilleure visibilité. Il est supporté par 7 piles en béton de hauteur variable, de 77 à 245 m, et composé de 16 tronçons de charpente pesant chacun 2230 tonnes. Ces tronçons sont assemblés sur place à partir de caissons de 60 t, de 4 m de côté et de 17 m de long, fabriqués en usine par Eiffel à Lauterbourg et à Fos-sur-Mer. Les piles sont surmontées de pylônes hauts de 97 m.

Pour construire cet ouvrage, il a fallu environ 127 000 mètres cubes de béton, 19 000 tonnes d'acier pour le béton armé et 5000 tonnes d'acier de précontrainte pour les câbles et haubans. Le constructeur affirme que sa durée de vie sera d'au moins 120 ans (20 de plus que la norme).

Les écarts de températures : de −35°C l'hiver à +45°C l'été. La dilatation du tablier peut atteindre 1 m aux extrémités du viaduc, et il a fallu prévoir des joints pour l'encaisser. Le revêtement de la chaussée est un véritable club sandwich : une couche de grenaille de plomb noyée dans du bitume, une feuille étanche de polyester et un enrobé caoutchouté.

Études préliminaires

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Les 4 tracés envisagés

Au début des études, quatre options furent envisagées :

L'option médiane comportait deux possibilités :

Après de longues études et des consultations locales, la solution basse fut abandonnée notamment parce que le tunnel aurait traversé une nappe phréatique, et à cause de son coût, de l'impact sur l'urbanisation et de l'allongement de trajet qu'elle impliquait.

Après le choix du tracé et du viaduc haut, cinq équipes d'architectes et de bureaux d'études ont été mises en concurrence pour présenter une solution technique pour le viaduc.

Ce viaduc est l'œuvre d'art moderne de tous les records.

Les constructeurs

L'architecte en est le britannique Sir Norman Foster.

Le maître d'ouvrage de la construction est la Compagnie Eiffage du Viaduc de Millau, titulaire de la concession.

Le consortium de construction du pont comprend la société Eiffage TP pour la partie béton, la société Eiffel pour le tablier métallique (lointain clin d'œil de l'histoire au viaduc de Garabit, pont ferroviaire en acier construit en 1884 par Gustave Eiffel dans le Cantal voisin) et la société Enerpac pour le poussage hydraulique du tablier.
Il est à noter que la technique du tablier en acier et le poussage hydraulique du tablier ont été conçus par le bureau d'ingénieurs liégeois Greisch (BEG). La volonté de faire du viaduc de Millau un chef d'œuvre franco-français empêche par contrat le bureau d'étude de faire la publicité de son apport.

La maîtrise d'œuvre a été confiée à la SETEC et en partie à l'ingénierie SNCF.

Le groupe Eiffage, résultant de la fusion Fougerolles-SEA, est le troisième groupe français de travaux publics et le sixième en Europe.

Face à Eiffage, trois autres consortiums étaient en compétition pour la concession :

Le viaduc en chiffres

Calendrier

Grands Causses, Roquefort et Larzac

Le pont se situe à l'intérieur du périmètre du parc naturel régional des Grands Causses.

Voir aussi

Liens internes

[ Ouvrage d'art | Transport ]

Liens externes

See also: Viaduc de Millau, 10 janvier, 14 décembre, 16 décembre, 16 octobre, 1884, 1978, 1989, 1991, 1995