Vlad Tepes
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Un souverain cruel
Vlad Tepes s'est forgé une réputation de souverain et d'ennemi cruel. En effet, lors de l'invasion de la Valachie par les Turcs en 1462, il n'hésita pas à faire empaler 20 000 soldats turcs pour démontrer sa puissance. Cet acte barbare est la parfaite illustration de sa théorie : se faire craindre pour se faire respecter. Vlad Tepes appliquait ce principe aussi bien sur ses ennemis que sur ses propres troupes ou concitoyens. La rumeur raconte que pour faire respecter l'ordre moral en Valachie, le souverain faisait empaler les femmes adultères ou les hommes ayant commis des crimes. Cette pratique sanglante lui valut probablement le titre de vampire, țepeș (prononcer tsépéch) signifie d'ailleurs en roumain empaleur.
Le nom de Dracula
Vlad Tepes est surtout connu sous le nom de Dracula. En roumain, Dracula (ou Drakula) signifie « Fils de Dragon », dragon se disant « Drak » et la terminaison « Ula » signifiant « le fils de » donc « Le fils du dragon ». Le père de Vlad Tepes, le prince Vlad II, avait été admis dans l'ordre du Dragon Renversé, fondé par les rois de Hongrie pour défendre les intérêts catholiques, vers 1431. Arborant son symbole, il avait été surnommé Vlad Drakul, c'est-à-dire Vlad le Dragon (la terminaison « ul » équivaut au déterminant « le »). Mais en roumain le mot « drak » veut aussi dire diable (il n'y avait à cette époque aucun terme pour désigner le diable mais le mot le plus communément utilisé pour le désigner fut « Drak »), ce qui s'ajouta à la légende noire des princes valaques.
Le mythe court encore
Le mythe de Vlad Tepes erre encore en territoire roumain puisque son cadavre n'a jamais été retrouvé. Initialement enterré dans une chapelle sur le Danube après avoir été décapité par les Turcs, le cercueil s'avéra être vide : il aurait été transporté à Bucarest mais là encore, nulle trace du souverain.
Dracula possédait effectivement un château en Transylvanie, territoire de l'ancienne Valachie et actuelle Roumanie. Son véritable titre fut prince, donc appartenant à la famille royale, mais il semblerait que l'auteur du livre (Bram Stoker) préféra lui octroyer le titre de comte et lui inculquer les bonnes manières et le raffinement de l'aristocratie, ce qui semble avoir fait défaut au personnage historique.
Fait intéressant
Un des alliés de Dracula, peu avant sa mort, aurait été Stephen Bathory (ou Steven Bathory, les documents discordent sur le vrai nom, néanmoins la famille Báthory fut une dynastie de la royauté en Hongrie), l'ancêtre de la célèbre Elizabeth Bathory, la précédant de seulement 2 ou 3 générations.
Anecdotes
Première anecdote : une fois deux émissaires Ottomans vinrent engager des pourparlers avec le souverain de Valachie afin de poursuivre la conquête turque (la Valachie empêchait toute avance). Dracula les reçut avec réticence. Les deux émissaires étant d'une politesse exemplaire, ils furent invités à retirer leurs coiffes (leurs chapeaux étaient en fait des turbans) en présence du souverain, mais refusèrent pour des raisons religieuses. Le prince ordonna alors que l'on fît venir un marteau et deux grands clous, puis que l'on clouât ces coiffes sur leurs têtes.
Seconde anecdote : un jour pour les fêtes de la nativité, le prince Vlad convia tout les pauvres et les miséreux de son royaume à un grand banquet. Ils vinrent en grand nombre et festoyèrent gaiement. À la fin du banquet, qui se déroulait dans un grand bâtiment à l'écart, il proposa à ses sujets dans le besoin de les libérer de leurs souffrances; tous l'acclamèrent comme un sauveur et acceptèrent avec joie. Il fit simplement barricader les portes, avec les pauvres et les miséreux à l'intérieur, puis brûla la bâtisse. Il fût reconnu comme ayant le seul royaume de son époque qui ne comporta aucune misère et aucune pauvreté.
Voir aussi
- description romancée : Dracula
