Zacarias Moussaoui
Zacarias Moussaoui, né le 30 mai 1968 à Saint-Jean-de-Luz, est accusé d'être le 20e pirate (de l'air) des attentats du 11 septembre 2001, aux États-Unis d'Amérique.
De nationalité française, de parents marocains, il a été arrêté et mis en prison pour infraction à la législation sur l'immigration. Après le 11 septembre, il a été impliqué dans leur préparation. En décembre 2001, un grand jury fédéral de Virginie l'a inculpé pour conspiration, qualifié de « meurtrier de milliers de victimes innocentes dans les états de New York, de Virginie et de Pennsylvanie ».
En novembre 2003, le FBI mentionna plusieurs suspects comme étant le 20e pirate : Ramzi Binalshibh, un membre de la cellule terroriste de Hambourg, Zakariyah Essabar, et Zacarias Moussaoui.
Son procès s'est ouvert en octobre 2002 à Alexandria sous l'autorité du juge Leonie Brinkema. Avant l'ouverture du procès, il refusa l'aide de ses avocats commis d'office et indiqua qu'il avait l'intention de se défendre lui-même. Le juge l'estima compétent et a accepté que le procès se déroule. Zacarias Moussaoui a depuis demandé l'assistance d'avocats sur des points juridiques. Zacarias Moussaoui a beaucoup irrité, y compris le juge, en faisant des déclarations de principe, de la publicité pour le fondamentalisme islamique et des critiques des États-Unis.
S'il est condamné, Zacarias Moussaoui peut être soumis à la peine de mort. Le gouvernement allemand a indiqué qu'il ne collaborerait pas sur l'affaire tant que cette possibilité existe.
Moussaoui a déclaré qu'il était un membre d'Al-Qaida, mais qu'il n'était pas impliqué dans les attaques du 11 septembre. Ramzi Binalshibh, un meneur de cette organisation a dit aux enquêteurs qu'il avait rencontré Moussaoui avant le 11 septembre 2001, mais que celui-ci avait trop attiré l'attention en prenant des leçons et en demandant des renseignements sur la vaporisation des récoltes par avions pour participer aux attentats. Aucune preuve de lien direct entre Moussaoui et les attaques du 11 septembre n'a été rendue publique. Cependant, le chef de la Jemaah Islamiah, Riduan Ismauddin (Hambali), envoya comme escorte Yazid Sufaat pour fournir à Zacarias Moussaoui 35 000 dollars et des documents de voyage en Malaisie en octobre 2000.
Le cas est vu par de nombreux observateurs comme un baromètre de la volonté du gouvernement des États-Unis d'Amérique de donner un procès équitable pour les personnes accusées de terrorisme.
Le procès a mis en exergue une tension entre le judiciaire et la sécurité nationale. Moussaoui a fait de nombreuses demandes pour avoir accès à des documents classés condidentiels et le droit d'appeler des membres prisonniers d'Al-Qaida comme témoins, notamment Binalshibh. Toutes ces demandes sont présentées par les procureurs comme des menaces potentielles à la sécurité nationale. La requête d'accès aux documents secrets fut déclinée par le juge et la décision d'utiliser les prisonniers reste à déterminer.
Le juge a exclu la peine de mort comme une possibilité le 2 octobre 2003, mais les procureurs ont fait appel. L'avis sur ce point se rend le 27 octobre 2004.
